En 2025, la FFF a autorisé le « vidéo support » pour des phases finales de futsal. Une panne a pourtant empêché son utilisation lors d’une demi-finale aller de D1. Les procès-verbaux disponibles ne donnent ni le nombre de révisions ni leur résultat. Le Video Support du futsal doit aussi être distingué du Football Video Support testé dans le football à onze.

Le VS du futsal permet au banc de demander une révision

La FIFA a introduit le Video Support (VS) lors de la Coupe du monde de futsal 2021, puis l’a reconduit en 2024. Un entraîneur demande la révision, un opérateur présente les images et les arbitres les examinent au bord du terrain. L’arbitre prend la décision finale.

Le protocole du tournoi 2021 prévoyait une demande par période, plus une en prolongation, pour quatre familles d’incidents : but ou absence de but, penalty, carton rouge direct et erreur d’identité. Une demande qui faisait changer la décision restait disponible. Ces chiffres décrivent le tournoi cité, pas le règlement actuel de toute compétition.

Les Lois du futsal 2025-2026 de la FIFA formalisent le protocole plus récent : les demandes qui font modifier la décision ne sont pas plafonnées ; chaque équipe dispose d’une demande infructueuse par mi-temps, d’une autre en prolongation et d’une supplémentaire si la rencontre se décide aux tirs au but. Les arbitres peuvent lancer eux-mêmes certaines révisions, notamment pour vérifier un problème de chronomètre. Ces Lois sont entrées en vigueur le 5 septembre 2025, après les phases finales françaises de juin : les documents consultés ne précisent pas si ces matches appliquaient déjà exactement ce régime. Chaque compétition doit remplir les conditions de mise en œuvre et obtenir une autorisation écrite de la FIFA pour utiliser le VS.

Le FVS du football à onze suit un autre protocole

Le Football Video Support (FVS) est le dispositif allégé que la FIFA teste pour le football à onze quand une compétition ne peut pas installer la VAR. Selon sa présentation officielle, l’entraîneur doit demander rapidement une révision et l’arbitre consulte les images ; il n’existe pas d’équipe vidéo qui contrôle systématiquement les décisions. La FIFA envisageait, pendant les essais décrits en 2024, deux demandes par équipe et par match. Elle précisait aussi qu’un nombre réduit de caméras pouvait laisser une image non concluante.

Point à comparerVS du futsal, Lois 2025-2026FVS du football à onze, essais décrits en 2024
DéclenchementDemande de l’entraîneur selon les incidents prévus par le protocole ; certains recours à l’initiative des arbitresDemande rapide de l’entraîneur après une décision
RévisionLes arbitres voient les images avec l’aide d’un opérateurL’arbitre voit les images, assisté d’un opérateur
DemandesSuccès non plafonnés ; une demande infructueuse par période, plus une en prolongation et une lors des tirs au butDeux par équipe et par match envisagées pendant les essais
Portée de ces chiffresProtocole FIFA 2025-2026, si le VS est autorisé pour la compétitionConditions d’essai décrites par la FIFA en 2024

Le FVS du football à onze et le VS du futsal suivent des règles distinctes. Pour chaque match de futsal, le protocole applicable fixe le nombre de demandes et les incidents révisables.

En 2025, la FFF a validé le VS pour des phases finales

Le comité exécutif de la FFF a validé en février 2025 le vidéo support pour la finale de la Coupe nationale et les play-offs de D1 futsal de la saison 2024-2025, après une expérimentation lors d’un match de l’équipe de France féminine contre l’Italie. L’intertitre du procès-verbal parle de « VAR », mais la décision elle-même valide explicitement le service « vidéo support ». En juillet 2025, la commission fédérale des compétitions futsal a rapporté un bilan positif de la Direction de l’arbitrage pour les phases finales.

Les décisions citées portent sur la finale de Coupe nationale et les play-offs de D1. Elles n’annoncent aucun emploi sur toutes les journées de D1, en D2, en ligue ou en district. Les procès-verbaux consultés ne donnent ni le nombre de révisions, ni leurs résultats, ni le coût par rencontre. Le bilan « positif » est l’appréciation de la Direction de l’arbitrage ; les chiffres nécessaires pour l’évaluer ne sont pas publiés dans ces documents.

Une demi-finale aller de D1 n’a pas pu utiliser le VS prévu à cause d’une panne de matériel, selon un autre procès-verbal de la commission. Le procès-verbal ne recense pas les autres pannes éventuelles.

Le VS exige des angles utiles, deux écrans et un opérateur

Pour un organisateur, le frein n’est pas seulement le prix des caméras. Le protocole FIFA 2025-2026 prévoit une caméra couvrant l’ensemble du terrain et recommande des angles supplémentaires vers les surfaces de réparation, les lignes de but et le chronomètre. Il exige aussi un opérateur formé et certifié, ainsi que deux écrans dans la zone de révision : un pour l’opérateur, un pour les arbitres. Il faut prévoir la suite du match si le matériel tombe en panne.

Un plan large peut montrer l’ensemble du terrain sans trancher un contact ou la position exacte du ballon. Pour le FVS du football à onze, la FIFA prévient que des images issues d’un petit nombre de caméras peuvent rester inconcluantes. Avant d’étendre le VS au futsal, il faut donc vérifier si les angles disponibles permettent réellement de revoir les incidents admis, sans présumer que l’expérience du football à onze mesure celle des salles françaises.

Une finale déjà filmée et dotée d’une équipe technique n’a pas les mêmes conditions qu’une journée ordinaire dans une salle locale. Pour comparer ces salles, l’organisateur doit compter les incidents réellement révisables, vérifier la qualité des images, mesurer les interruptions et chiffrer l’exploitation match par match.

Pour les clubs et les spectateurs, la question pratique est simple : le règlement de la rencontre prévoit-il le VS ? Si oui, il faut connaître les incidents admissibles, le moment où l’entraîneur peut demander la révision et le sort d’une demande non retenue. Si le règlement ne le prévoit pas, des images diffusées en direct ne donnent pas automatiquement le droit de contester une décision sur écran.

Mesurer le VS avant d’en étendre l’usage

Le futsal français a déjà utilisé le vidéo support sur des phases finales. Une panne a privé une demi-finale du dispositif. Avant d’élargir son usage, l’organisateur devrait publier les règles applicables, les conditions techniques et un bilan des révisions ; les clubs sauraient alors ce que la vidéo peut réellement changer pendant un match.